La croissance économique réduit-elle toujours le chômage

Analyse du sujet : Bien distinguer chômage et emploi et se demander si la création d’emplois permet éventuellement par la croissance entraîne mécaniquement la baisse du chômage. Bref, c’est la problématique du cours. En profiter aussi pour insérer le débat entre keynésiens et néo-classiques même s’il est réducteur de les opposer. D’ailleurs vous remarquerez que seule la première partie est « purement » keynésienne.

Remarque sur le DOC5. Peut paraître un peu difficile dans la lecture puisqu’on ne comprend pas pourquoi la création de contrats ne se traduit pas effectivement par une baisse du nombre du nombre de chômeurs. En fait ce tableau résulte de la méthodologie de la DARES qui calcule un coefficient d’emploi pour tenir compte des effets d’aubaine (l’entreprise aurait embauché de toute façon même sans aide) et de substitution (remplacement d’un contrat non aidé par un contrat aidé). Ainsi par rapport au tableau initial (consultable sur le web) il manque la colonne « coefficient d’emplois ».  

I – Si la croissance économique est une arme essentielle pour lutter contre le chômage (approche keynésienne) …

A) L’approche keynésienne (lutte contre le chômage conjoncturel)…

* demande effective * multiplicateur keynésien * relance publique : ex. des contrats aidés du secteurs non marchand permettent de réduire immédiatement le chômage DOC5

B) … et ses confirmations.

* Les 30 Glorieuses évidemment, avec compromis fordiste et hausse du pouvoir d’achat, phase de rattrapage technologique avec de forts I, P et C de masse, mise en place de l’Etat-Providence, bref tous les ingrédients keynésiens de la croissance, avec en prime un chômage marginalisé.

* succès de la flexisécurité danoise dans les 90’s qui est davantage due à la politique d’investissement public permis par un taux d’intérêt plus faible que dans la zone euro.

* loi d’Okun : corrélation inverse entre taux de croissance du PIB et taux de chômage.  On peut alors utiliser le DOC 1 tout en faisant attention au fait qu’il met en relation taux de croissance du PIB et création d’emploi (la loi est alors respectée globalement, saut pour les PECO ex. pays socialistes (Pologne, République tchèque, République slovaque). Ce n’est donc qu’une loi d’Okun approximée. Mais cela constitue un avantage dans la démonstration car permet de souligner la différence entre création d’emplois et baisse du chômage et d’annoncer la 2ème partie (Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes !) du type :

Toutefois est-ce que création d’emplois rime avec diminution du chômage ? Et au-delà la croissance économique ne peut-elle rencontrer des limites limitant ou interdisant la diminution du chômage ? 

II - … elle reste conditionnelle. 

A) Des conditions sur le marché du travail.

* Chômage frictionnel (DOC4) : Appariement, fluidité du marché * Insuffisante rentabilité des entreprises (chômage structurel) : * Cycles de productivité.

B) Des conditions macroéconomiques

* Liées à des politiques d’enrichissement de la croissance en emploi : DOC2 + DOC3

* Evolution de la population active : DOC6* Politique sociales inadaptées (trappes à inactivité).

 

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