Sciences politiques

Chroniques macroniennes (VII)

En opposant les nationalistes et leur vision de court terme qui ne règle aucun problème aux progressistes le président Macron enferme le débat dans un contenu pernicieux. Les catégories ne sont pas obsolètes mais tronquées. Certes parler de nationalisme est plutôt vivifiant. Cela nous ramène au temps de Boulanger et de Barrès. Nous ne saurions nous en plaindre. Le président Macron n'ose utiliser le terme de patriote car il sait qu'il s'attirerait les foudres d'une partie étendue de la classe politique, et de gauche et de droite. Le nationalisme, plus personne ne sait ce que cela représente et il est vrai que sous la plume d'un Barrès, il s'agit d'un déterminisme historique marqué du sceau de la grandeur, de la terre et des morts. Est-ce une raison pour l'opposer au progressisme ? Qui sait seulement ce qu'est un progressiste ? Celui qui suit bêtement le courant de pensée du moment ? Qui s'aventure sur un chemin sans en connaître la finalité ? Qui saute sur sa chaise comme un cabri en s'écriant, l'Europe, l'Europe, l'Europe ? Le nationaliste au moins sait où il va. A la manière d'une certaine philosophie, il est libre car il a compris le déterminisme qui le lie à l'Histoire de son pays. Le président Macron confesse alors devant la représentation nationale qu'il se délie du sentier qui doit présider à chacun de ses actes et chacune de ses pensées. C'est le progressiste qui a une courte vision, qui répond aux impulsions du moment, dont le courant est mené, dans un univers capitaliste, par les lois du profit et de la finance. Si le président Macron souhaitait en fait nous dire que nationalisme et capitalisme ne sont pas conciliables, alors point besoin de discours. L'histoire de France et l'histoire de l'Humanité nous servaient déjà de référence.

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