Le comportement électoral

 

I – Voter ou ne pas voter, telle est la question.

A) L'évolution de l'inscription et de l'abstention électorale.

1) L'inscription sur les listes électorales

Taux de participation = Nombre de votant x 100 / Nombre d'inscrits.

2) L'abstention et son évolution :

* Dépend du type d'élection : Abstention européennes > Abstention législatives > Abstention présidentielles * A tendance a augmenté depuis les années 60 sauf en ce qui concerne l'élection présidentielle avec un regain en 2007 (retour du clivage droite/gauche avec S. Royal et N. Sarkozy).

B) Comment expliquer l'abstention?

1) Des électeurs qui signifient leur incompétence?

* Corrélation abstention faible niveau culturel, de revenu, de statut social. On a l'impression que les plus démunis s'excluent volontairement ou non du jeu politique. D'où l'expression de "cens caché" * Il y aurait donc un défaut d'intégration sociale des abstentionnistes. A l'inverse : "participation comme dimension secondaire de la participation sociale", ce qui rejoint la place prise par les "sans réponses" dans les quesitonnaires selon P. Bourdieu. Ceux qui n'ont pas d'avis sont justement ceux qui n'ont pas ou n'estiment pas avoir les compétences et la légitimité nécessaires pour répondre, CAD les plus démunis culturellement et économiquement * L'abstention peut aussi s'expliquer par le fait que les élections peuvent paraître lointaines, ex. élections européennes. Les citoyens peuvent penser que les députés nationaux sont plus importants * Enfin il ne faut pas croire que l'abstentionnisme souligne la passivité des citoyens. De ce point de vue il existe 2 formes d'abstentionismes : 1/L'abstentionnisme "hors du jeu politique" concernant les peu diplômés, mal insérés, en retrait et apathique, ce qui traduit une crise de la démocratie, 2/L'abstentionnsime "dans le jeu politique" concernant plutôt les jeunes, diplômés et bien insérés socialement qui votent par intermittence selon la qualité ressentie de l'offre politique (programmes, candidats), indiquant plutôt une vitalité de la démocratie * De la même façon l'abstention peut s'interpréter comme une manifestation protestataire davantage que par un désintérêt pour la politique puisqu'on observe une corrélation entre abstention et vote protestataire!

2) Une démarche revendiquée.

"Elections, piège à cons" (slogan issu de mai 68): logique marxiste et surtout anarchiste (revendiquée dès le 19ème siècle). 

3) Ne pas aller voter, un acte rationnel.

Calcul coût/avantage

II – Voter toujours de la même façon ou non?

A) Des déterminants profonds au vote?

* Rôle de la pratique religieuse et de la religion dans le vote partisan * Rôle des variables sociologiques : Ecole de Colombia et du Michigan et pourquoi pas des variables géographiques (thèse de Siegfried : "le granit vote à droite et le calcaire à gauche"! et même génétiques (dans une certaine littérature d'origine américaine) * campagnes électorales qui n'ont aucun rôle sur le choix des électeurs * Pratique religieuse (catholicisme) et vote à droite, enseignants qui votent plutôt à gauche (mais il ne faut pas généraliser !) * Recul de l'indice d'Alford = % d'ouvriers votant à gauche - % de non ouvriers votant à gauche, caractérisant le déclin du vote de classe * Indice d'Alford de toute façon critiquable car distinguer ouvriers et non ouvriers est trop limitatif. Ne faudrait-il pas plutôt parler des catégories populaires (ouvriers + employés ou pourquoi pas regrouper les salariés non qualifiés?). De même que signifie le vote de gauche aujourd'hui, quand le parti socialiste français s'est convertit à la social-démocratie? D'ailleurs le Front National n'est-il pas devenu le premier parti ouvrier de France?  

B) Une certaine volatilité électorale.

* Zapping politique où électeur = consommateur * Théorie de l'électeur rationnel qui hiérarchise ses préférences et choisit le candidat qui maximise ses préférences * Thèse de la récompense : on sanctionne ou on récompense l'équipe en place selon ses résultats économiques * Vote sur enjeu CAD selon la capacité d'un candidat à potentiellement traiter les questions qui tiennent les électeurs à coeur, ex. l'insécurité, le chômage, la justice sociale, etc. Le problème c'est que les médias tout comme le pouvoir en place et l'opposition parlementaire conditionnent les thématiques à enjeu (=l'agenda politique), cf. Bernays sur le rôle des partis politiques qui est de mettre de l'ordre dans le chaos de l'information et des choix potentiels * Du coup les campagnes électorales peuvent avoir un certain poids dans les choix finaux des électeurs.

III – Vers une médiacratie?

* Ne pas oublier que l'on parle des médias comme du 4ème pouvoir ou encore deu pouvoir de la TV avec l'expression "télécratie", comme démocratie, aristocratie, etc * Distinguer médias "froid comme radio et presse et médias "chauds" comme TV car images, impression de vivre les événements, direct * Cf. reportage Les Nouveaux chiens de garde : Les citoyens sont-ils informés ou manipulés? Et s'ils sont manipulés, cela ne vaut-il pas mieux qu'une parole unique commanditée par le pouvoir politique comme dans les sociétés dictatoriales? * Emotion, spectaculaire, sensationnel, tragique, apparence > Argumentation, profondeur car plus vendeur comme émeutes urbaines (qui donnent du coup une certaine image de la banlieue * fast-thinking : prêt à penser sans débats de fond * peopolisation de la vie politique * TV qui impose l'agenda politique CAD agenda médiatique = agenda politique * Cf. émission TV, aux imitateurs qui reprennent, déforment, caricaturent les événements politiques.

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