EC3. Vous montrerez que la croissance économique n'est pas une bonne manière de mesurer le bien-être des populations.

Les gouvernements attendent toujours avec anxiété les chiffres de la croissance économique car ils reflètent l'état de santé du pays ainsi que la pertinence du budget sur lesquels il se base. Toutefois la population est-elle vraiment plus heureuse en disposant de toujours plus de biens et de services, ce que mesure la croissance économique ? Si la production de richesses est à certains égards un vecteur important de bien-être, il n'est pas le seule et doit être placé dans le contexte social et environnemental. Aussi nous allons voir qu'au delà de la production il faut aussi s'intéresser à la répartition des biens et services crées. Par ailleurs la production a des effets joints négatifs qu'il faut intégrer car ils fragilisent le bien-être des population. Enfin la création infinie de richesses est corrolaire d'un plafonnement du bien-être, ce qui en indique l'innocuité à long terme.

Voyons d'abord que la croissance ne peut faire l'impasse d'une réflexion sur la manière dont est distribuée la richesse.

2 idées : 1/L'Afrique du Sud avec un RNB/ht > à celui de la République dominicaine a un taux de peuvreté 3 fois plus important ! (DOC1) Il faudra évidemment préciser que le RND est un indicateur dérivé du PIB puisque RNB = PIB + flux nets de revenu avec l'étranger et constitue donc une bonne mesure de la croissance économique, 2/La croissance économique peut ne profiter qu'à une partie de la population la plus riche. C'est ce que montre la courbe de Kuznets, aux débuts de la révolution industrielle ou de la phase de croissance, comme en Chine par exemple.

Montrons maintenant que croissance rime aussi avec diminution de bien-être.

Le PIB qui mesure la croissance économique ne prend pas en compte : l'économie souterainne et les dégradations de toute sorte (humaines, environnementales) qui influent sur le bien-être des populations et le développement. D'ailleurs on parle désormais de développement durable mettant notamment en exergue les questions environnementales (Connaissances personnelles).

Enfin il apparaît que la croissance économique ne favorise le bien-être que pour les pays en développement.

Si le bien-être déclaré peut augmenter fortement avec une hausse du RNB/ht lorsque les montant sont faibles, le bien-être stagne à partir d'un certain niveau de RNB. En fait la hausse marginale du bien-être pour toute augmentation du RNB tend vers 0 ou presque. C'est ce que systématise le paradoxe énoncé par l'économiste américain Easterlin. D'une part la société de consommation suscite toujours de nouveaux besoins et maintient un état de tension pour les individus. D'autre part ce qui compte ce n'est pas tant la hausse de revenu en soi que sa hausse relative, CAD par rapport aux autres. L'idée d'asservissement (volontaire?) à la société de consommation est en tout cas intéressante et débouche sur une interrogation philosophique : Peut-on être heureux dans des sociétés qui organisent la frustration collective?

Bilan.

 

 
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