Correction du DM6

REVISIONS BAC – Correction du DM sur la mesure de la mobilité sociale

 

EC2

 

Comment présenter la source ?

Le document provient d'une enquête sur la formation et la qualification professionnelle de S. Dupays publiée dans les Données sociales de l'INSEE en 2006.

 

Idées/constats et illustrations ?

Idée 1 : Il y a des catégorie où la reproduction sociale est forte comme les PCS agriculteurs exploitants et ouvriers.

Illustration : 88% des actifs âgés de 40 à 59 ans ont un père lui-même agriculteur en 2003 et 58% des ouvriers ont un père ouvrier.

 

Idée 2 : La mobilité sociale marque autrement des trajectoires courtes.

Illustration avec Employés et professions intermédiares.

 

Idée 3 : C'est la catégorie des CPIS qui semble la plus mobile puisque son recrutement est élargie. Il ya pratiquement autant de cadres et d'actifs exerçant un profession intellectuelle supérieure qui ont un père cadre, ouvrier ou ayant exercé une profesion intermédiaire (environ 20% à chaque fois). On peut parler de mobilité ascendante pour ces enfants d'ouvriers par exemple.

 

ERREURS RENCONTREES :

 

Sur 100 fils d'ACCE, 29 ont un père ACCE. OK et les 71 autres ? Logiquement sur 100 fils d'ACCE, 100 ont un père ACCE !

 

La mobilité sociale traduit un changement de classe sociale. Mieux vaut parler de changement de catégorie sociale ... dans une échelle structurée par exemple la nomenclature des PCS de l'INSEE.

 

Les questions à se poser en face d'une table de mobilité

 

De quel type de table s'agit-il ? Une table de recrutements ou de destinées ? Si les 100 sont "en face" des fils (enfants) alors c'est une table de recrutement : "Sur 100 actifs de telle ou telle PCS, x ont un père de telle ou telle PCS". Si les 100 sont "en face" des pères (parents) alors c'est une table de destinées : "Sur 100 fils de ..., x sont devenus ...". Aussi faut-il faire attention au positionnement des pères et fils dans le tableau.

 

Y a t-il ou non mobilité sociale, ce qui se voit à partir de la diagonale principale ?

 

Y a t-il fluidité sociale, CAD + ou - de chances relatives d'accéder à telle catégorie sociale selon que l'on est issu de tel ou tel milieu. Cela suppose de faire des calculs approximatifs, pas toujours évident.

 

Et s'il y a mobilité sociale, s'agit-il de trajectoire courtes (un fils d'ouvrier devenant employé) ou longues (un fils d'ouvrier devenant cadre supérieur) ?

 

Et s'il y a mobilité sociale, s'agit-il d'une mobilité ascendante (un fils d'employé devenant cadre) ou descendante (un fils de cadre devenant ouvrier) ?

 

Remarquons qu'il est parfois difficile de comparer les PCS, par exemple ACCE. Certains vivotent tout juste tandis que d'autres ont des revenus importants et le prestige social d'un cordonnier ou d'un plombier chauffagiste à leur compte n'est pas le même que celui d'un grand industriel qui a des dizaines, voire des centaines de salariés. Ainsi que penser d'un fils de plombier qui devient technicien (exerçant donc une profession intermédiaire) ? Mobilité ascendante ou descendante ?

 

 

 

EC3. Vous montrerez que divers critères sont nécessaires pour différencier les groupes sociaux.

 

La notion de critère est centrale et difficile. En effet tout part de la conception que l'on a d'un groupe social : quel degré d'homogénéité et de relations entre les membres du groupe ? Quelle conscience interne et externe d'appartenance ?

 

SI l'on prend le critère de l'intensité et du nombre de liens ? S'agit-il des liens entre membres de la même catégorie ? Compréhensible au sein d'une famille particulière mais inconcevable pour un groupe plus large comme un groupe professionnelle comme les cadres, les ouvriers, etc. Ils n'ont pas tous ensemble des relations sociales. Par contre, ils peuvent bien avoir le même type de relations, de pratiques, de sociabilité, etc. Mais dans ce cas il faut réfléchir aux critères constitufs du groupe cadres, ouvriers, ... De même tout le monde peut parler des "bourges" par exemple mais la bourgeoisie existe t-elle vraiment en tant que groupe social ? Pour certains sociologues elle constituerait la dernière classe sociale. Que dire ensuite des ouvriers, des "prolos", des fonctionnaires, des jeunes, des femmes, etc. ? La question ne peut se résoudre en théorie et encore moins dans un copie de Terminale. Aussi est-ce la réflexion qui sera privilégiée : Comment la notion de critère est-elle discutée.

 

Prolongement issu de l'article de F. Dubet : "Régimes d'inégalités et injustices sociales" : http://journals.openedition.org/sociologies/3643

Celui-ci distingue l'étendue possible des inégalités et leurs critères de mesure :

 

Le champ des inégalités

Les critères utilisés

Catégories socio-professionnelles, "races", identités culturelles, appartenances religieuses, sexe, âge

Revenu, patrimoine, capitaux culturels, capitaux sociaux, pouvoir, prestige, conditions de vie, risques sociaux et individuels, mobilité sociale

 

 

Démarche possible :

 

Les critères socio-professionnels sont importants

DOC1+ DOC2

 

... mais doivent être complétés.

DOC1 + DOC3

 

L'analyse des documents et le plan :

 

DOC 1 sur PCS difficile à intégrer car c'est le rapport à l'unité des groupes constitués qui est évoqué. D'où la référence à l'opposition approche nominaliste/approche réaliste.

 

RAPPEL :

 

Approche nominaliste

Approche réaliste

Auteur de référence : Max Weber

Auteur de référence : K. Marx

Les classes sociales ne sont que des catégories pour analyser une société structurée où existent des inégalités. Toutefois les critères dépendent des choix du sociologue. En ce sens les classes, qui sont une forme de groupes sociaux, sont des catégories statistiques et les individus composant une classe n'ont pas forcément de sentiment d'apprtenance, même si ce n'est pas impossible. Weber ne pense pas la révolution prolétarienne annoncée par Marx totalement impossible.

Les classes sociales existent réellement, ce sont des acteurs historiques (la lutte des classes) même si la conscience de classe n'est pas automatique (classe en soi puis classe pour soi). La définition des classes repose sur des critères objectifs, au moins pour la classe en soi : la place dans les rapprots de production.

Y a t-il ou non sentiment d'appartenance des individus appartenant à la même CSP ? Y a t-il des critères plus objectifs que d'autres ? La nomenclature des PCS est-elle encore pertinente pour rendre compte de la société française, et pour montrer quoi ?

 

 

ERREURS :

  • Les différences de styles entre groupes sociaux constituent un critère. OK, mais les groupes sociaux en question ne sont-ils pas déjà constitués sur des critères, ceux-là même qu'il faut discuter ?

  • Croire que les femmes forment un groupe identifiable ou alors il faut admettre qu'une femme riche équivaut à une femme pauvre, qu'une caissière équivaut à une avocate, etc. Le tout socialement parlant. 

 
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