Correction DM sur les inégalités

Faire une phrase avec :

7080 :

Les 20 % des Français métropolitains les plus pauvres ont un revenu maximum de 7080 euros avant redistribution en 2006

44 180 : 

En 2006 Les 20 % des Français métropolitains les plus riches ont un revenu minimum de 44180 euros après impôts et prestations augmenté des transferts en nature des services publics.

 3,78 :

En 2006, les 20 % des Français les plus riches ont un revenu au moins 3,78 fois supérieur aux 20 % les plus pauvres après impôts et prestations.

 

2) Dans quelle mesure la fiscalité permet-elle de réduire les inégalités d’après ce tableau ? 

La fiscalité permet de réduire les inégalités lorsque celle-ci est progressive. Parfois elle aboutit à leur augmentation comme avec la TVA et la TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers). C’est normal dans la mesure où l’impôt à la consommation touche davantage les pauvres que les riches puisqu’ils consacrent une part plus importante de leur revenu à la consommation. Ainsi l’écart relatif entre riches et pauvres augmente suite à ce type d’impôt. Par contre l’impôt sur le revenu et les prestations permettent une réduction importante des inégalités, de plus  de la moitié, l’écart relatifs entre les 20 % les plus riches et les 20 % les plus pauvres passant de 1 à 6,86 sans redistribution, puis de 1 à 2,55 après redistribution, monétaire et en nature.

Ce constat permet de jeter un regard froid sur la politique fiscale voulue par le président Macron : suppression de l’ISF remplacé par un impôt sur la fortune immobilière (IFI) et surtout la mise en place d’un taux unique d’imposition sur le capital de 30% (taux unique que l’on appelle une « flat tax ») qui à l’évidence favorise les hauts revenus.  Ainsi l’impôt sur le travail devient désormais plus lourd que l’impôt sur le capital ! L’objectif toutefois est louable, il s’agit de favoriser les investissements et de limiter l’exode fiscal. A voir !  

En quoi ces 2 documents illustrent-ils une crise d’efficacité de l’Etat-Providence ?

L’Etat-Providence symbolisé par la mise en place de la Protection sociale vise à protéger les individus contre les risques économiques et sociaux selon certaines modalités. Mais il semble que celui-ci ait de plus en plus de difficultés à assurer ses missions et connaît en particulier une crise d’efficacité. Que faire par exemple contre les différentiels d’espérance de vie ? N’est-ce pas une inégalité fondamentale et proprement injuste ? La conséquence c’est que le volume total des retraites des cadres est bien supérieur à celui des ouvriers d’après les données de 2010. Presque trois fois plus ! De ce fait l’Etat-Providence ne lutte pas contre les inégalités à ce niveau. Faudrait-il réduire les pensions des cadres au profit des ouvriers ? Cette question en appelle évidemment une autre : Dans quelle mesure les écarts d’espérance de vie relèvent-ils de comportements individuels et donc de la seule responsabilité des individus ? De la même façon malgré les sommes dépensées, la pauvreté n’a pas pu être éradiquée et les bénéficiaires du RsA (Revenu de solidarité active) ne cessent d’augmenter avec la crise des subprimes initiée en 2007, passant d’environ 1,3 millions ne 2008 à 1,8 millions environ en 2016. La reprise annoncée de la croissance économique pour 2018 va-elle permettre une inflexion durable de la pauvreté ?

 

 

 

 
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